Football en Afrique – Actus

Sur le continent africain, le football est souvent utilisé pour arriver à des objectifs politiques. Parfois, les joueurs, le coach et même les fédérations sont mis sous pression.

Le gardien de but de la sélection nationale togolaise de football a déclaré avoir été soumis à une pression soutenue pour jouer la CAN 2013. Mais, ce qui l’aurait convaincu, c’est l’intervention du chef d’Etat en personne. Ainsi, c’est ce personnage politique qui aurait insisté pour que le gardien, Kossi Agassa, rejoigne la sélection. Il faut avouer que ces pratiques peuvent parfois choquer. Pourtant elle est monnaie courante sur le continent africain, dont le Togo.

En effet, lorsqu’Emmanuel Adebayor et Kossi Agassa ont annoncé qu’ils ne joueront pas la CAN 2013, le chef d’Etat togolais n’aurait pas été ravi. Comme prétexte, le gardien a déclaré avoir été blessé au genou tandis qu’Adebayor a annoncé sa retraite internationale. Toutefois, ces désistements ont été perçus comme un boycott en raison des conditions des joueurs de la sélection nationale ainsi que des erreurs de la fédération togolaise. Face à cela, le chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, n’a pas hésiter à résoudre ces problèmes lui-même et a réussi à faire venir le gardien de Reims ainsi que Adebayor. La tâche a surtout été compliquée pour le joueur de Tottenham. Des émissaires du gouvernement ont été envoyés et il a été reçu à deux reprises avant qu’une entente ait été trouvée.

Le président du Cameroun, Paul Biya, a également déjà eu recours à ces pratiques pour le cas de Samuel Eto’o, l’attaquant qui a déjà joué à l’Inter Milan, au FC Barcelone puis au Anzhi Makhachkala. En 2012, Samuel Eto’o aurait refusé de jouer pour la sélection nationale pour les même raisons que celles qui ont motivé les deux togolais. C’est suite à une rencontre avec le premier ministre camerounais, Philémon Yang, que le capitaine de la sélection camerounaise jouera finalement avec ses compatriotes.  Le jouer déclare :   « Sur la demande de la plus haute autorité de la République, le président Paul Biya, j’ai accepté de reconsidérer ma position et de me remettre à la disposition de l’équipe nationale du Cameroun »

Si les Etats tiennent tellement à faire briller les sélections nationales en Afrique, c’est parce que ce sport intervient dans l’équilibre social et politique. On peut prendre le cas de la Côte d’Ivoire. En 2007, ce pays est divisé et a subit une guerre civile de plusieurs années. Selon Vahid Halilhodzic, qui a entrainé la sélection ivoirienne entre 2008 et 2010, Drogba et ses coéquipiers y seraient pour quelque chose dans le climat de paix qui a régné dans le pays en 2007. Ils ont, notamment joué à Bouaké, la capitale des factions rebelles. Ainsi, les dirigeants africains ont l’habitude d’utiliser le football pour créer une atmosphère de paix sociale.

L’entraineur aurait même dévoilé qu’avant le début de la CAN en 2010, l’ancien président, Lorent Gbagbo lui aurait dit en personne que si la Côte d’ Ivoire remporte la CAN, il sera réélu à la présidence de la république. Apparemment, ce chef d’Etat, voulant garder le pouvoir, était réellement conscient des impacts du football sur la société africaine. Les élections avaient eu lieu juste quelques mois après la CAN 2010. Ainsi, comme les Eléphants ne sont pas rentrés avec un trophée, Lorent Gbagbo n’a pas été réélu. Suite à la défaite en finale, l’entraineur,   Vahid Halilhodzic, est renvoyé. Il sera remplacé par Sven-Göran Eriksson.

Comme la paix sociale est vitale sur le continent africain, les chefs d’Etats sont prêts à tout pour la préserver. Des sommes énormes sont déboursées pour bénéficier des compétences d’un technicien étranger. On parle même de dérive. Lorsque  Vahid Halilhodzic est renvoyé, il est remplacé par un étranger qui touchera 200 000 euros par mois alors que les performances de l’équipe n’ont pas été remarquables lors de la coupe du Monde de 2010. Certains critiques ont commenté en disant que le palmarès de  Sven-Göran Eriksson ont été impressionnants dans le passé mais, à partir de 2000, il n’a plus rien gagné. Ainsi, l’Afrique devient, parfois, le point de chute des techniciens oubliés d’Europe. Par la suite, c’est   Sabri Lamouchi qui dirige l’équipe. Sans beucoup d’expérience pour le poste d’entraineur, cet ancien international tricolore touche 60 000 euros par mois, selon certaines rumeurs.

Mais, il y a aussi des sélectionneurs européens qui ont marqué l’histoire du football africain. On peut citer Roger Lemerre qui a emmené la Tunisie au sommet de la CAN 2004, Bruno Metsu qui a fait parvenir la sélection sénégalaise jusqu’aux demi-finales de la coupe du monde en 2002 ainsi que Hervé Renard qui a fait gagner la CAN aux Zambiens en 2012.

source : http://www.1001bookmakers.com

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